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mardi 29 mars 2011

Les telcos chinois déjà en Europe


Un aperçu de Réseaux-Télécoms sur l'arrivée des télécoms Chinois en Europe... à méditer !

ZTE annonce un chiffre d'affaires en croissance de 20% pour 2010. L'équipementier chinois publie un chiffre d'affaires de 10,6 milliards de dollars pour l'année 2010. Cela représente une augmentation de 21% par rapport à 2009. Le bénéfice net de la société s'élève à 491 millions de dollars, en hausse de 32% par rapport à 2009.

Dans le détail, ZTE attire l'attention sur le fait que son chiffre d'affaires est en hausse de 50% aux Etats Unis et en Europe. Sur le marché chinois, le chiffre d'affaires s'est élevé à 4,9 milliards soit une croissance annuelle de 6%. ZTE explique cette augmentation grâce à l'expansion de la 3G et aux marchés CDMA et WCDMA. ZTE a aussi enregistré une croissance de 50% sur le marché des réseaux d'entreprise et des réseaux d'organismes gouvernementaux. Durant 2010, ZTE a commencé à fournir, aux trois opérateurs nationaux chinois, d'importants volumes d'équipements tels que le T8000 et le M6000.

A l'international, le chiffre d'affaires est en hausse de 28%, atteignant 5,8 milliards de dollars. Cela représente 54% du total des produits d'exploitation. Pour la première fois, ZTE souligne que les marchés européen et américain représentent la plus grande part du chiffre d'affaires à l'international. Ils ont enregistré une croissance annuelle de 50%, soit 21% du total des revenus d'exploitation.

Les produits systèmes de ZTE ont été lancés sur des marchés européens haut-de-gamme comme l'Allemagne, la Belgique, la Hongrie et l'Autriche. Des accords commerciaux ont également été négociés avec de grands opérateurs tels que France Telecom, MTN en Afrique du Sud, America Movil, KPN et Hutchison. ZTE fournit désormais ses terminaux aux quatre principaux opérateurs des Etats-Unis et au marché japonais. Ses ventes annuelles atteignent 90 millions d'unités. ZTE indique se classer ainsi parmi les cinq premiers fournisseurs du monde.

L'équipementier entend délivrer une stratégie orientée sur le Cloud et les circuits intégrés en 2011. ZTE a déposé 1863 demandes de brevet internationaux. ZTE détient 7% des brevets LTE de l'industrie, ce qui placerait la société parmi les cinq principaux fournisseurs d'équipements de télécommunication du monde. En 2011, ZTE entend renforcer ses parts sur son marché intérieur et sur le marché international en intensifiant ses relations avec des opérateurs de grande envergure et en évoluant d'un engagement stratégique vers une coopération stratégique.

ZTE développera les marchés LTE et veut se renforcer sur les smartphones de haut de gamme. Ce coup d'accélérateur va nécessiter de concentrer « sur le recrutement et la formation de personnel hautement qualifié » reconnaît Hou Weigui, président de ZTE.

A l'occasion de l'annonce de ses résultats, ZTE indique l'arrivée d'un nouveau directeur France, Chen Liang. Il sera en charge de la définition de la stratégie et des grandes orientations pour l'hexagone. Chen Liang a commencé sa carrière longue de 10 ans chez ZTE en tant que responsable commercial sur les zones Europe de l'Est et Moyen-Orient entre 2003 et 2005. Il a rejoint ZTE en Allemagne en 2005 où il a été directeur de projet jusqu'en 2006, période au cours de laquelle il a travaillé avec Vodafone et Deutsche Telekom. Il a été ensuite directeur des ventes de terminaux pour les zones Asie, Pacifique et marchés émergents avant de devenir directeur général de la business unit ZTE Vodafone en Allemagne. Chen Liang devra développer le réseau de partenaires ZTE et la présence de la marque sur le marché français.

vendredi 3 octobre 2008

Interview de Viviane Reding par Silicon : extraits choisis

Comme le titre de mon post l'indique, voici quelques passages d'une interview de la commissaire europénne eux NTIC, Viviane Reding, trouvée chez Silicon. , notamment en ce qui concerne le piratage, un sujet qui tient à coeur à pas mal d'acteurs, et dont certains jouent de manière un peu abusive.

La nouvelle législation introduit l’obligation de signaler les internautes qui piratent des contenus protégés. Comment adapter ce texte à des contextes nationaux très hétérogènes ?

La lutte contre le piratage ne peut être effective qu'avec la coopération de tous: les principaux représentants de l'industrie du cinéma et du contenu, les fournisseurs de services internet et les opérateurs de télécommunications. La protection du droit d'auteur et, à travers elle, de la créativité en ligne doivent être garanties. C'est une dimension que la Commission a souhaité pendre en compte : faire en sorte que les consommateurs soient clairement informés, avant la conclusion de leur contrat avec un opérateur, et régulièrement par la suite, de leurs obligations en matière de respect de droits d'auteur et des conséquences juridiques qu'ils encourent s'ils enfreignent la loi.

Cependant, le Parlement européen et le Conseil ont introduit divers amendements à notre texte pour mettre en valeur l'intérêt public, et par conséquent le rôle des pouvoirs publics, dans le respect des droits d'auteur. Les administrations nationales auraient donc pour mission de promouvoir la coopération entre les fournisseurs services de télécommunications et les secteurs liés à l'industrie du contenu.

Certains pays comme la France prévoient des mesures répressives, comme la coupure de l'abonnement Internet pour les récidivistes...

Alors que le piratage reste une préoccupation centrale, il n'y a pas de véritable coopération entre les acteurs dans la plupart des pays européens, à l'exception sans doute de la France qui a suscité un vrai débat sur le rapport Olivennes. La Commission a l'intention d’encourager la mise en place de «codes de bonne conduite» entre les acteurs, notamment pour développer les offres légales, mettre en place des initiatives éducatives et des lois contre les services qui encouragent et facilitent les infractions, et enfin faciliter l'engagement des fournisseurs de services en ligne à remédier rapidement aux violations des droits d'auteur.

En même temps, il me semble indispensable de laisser aux Etats membres la liberté de trouver un bon équilibre entre la nécessité de lutter contre la piraterie en ligne et d'autres objectifs tout aussi importants, tels que l'accès à haut débit pour tous, l'accès universel aux services de communications et les droits et libertés individuelles en ligne.

Pourtant, certains critiquent l'intrusion de telles mesures dans la vie privée des internautes, mesures qui paradoxalement, mettent l’accent sur le respect des donnés personnels. Quelle est votre réaction ?

D’abord, il ne faut pas oublier que les opérateurs sont tenus de respecter certaines restrictions par rapport à la diffusion du contenu illégal, conformément à la directive de 2000 sur le commerce électronique. Ils doivent ainsi se conformer à la législation de l'UE sur le droit d'auteur et l'application des droits de propriété intellectuelle.

Il est également important que les utilisateurs soient clairement informés, à l'avance, qu'ils courent un risque s'ils piratent du contenu en ligne.
D'après moi, les mesures proposées par la Commission respectent le principe de proportionnalité et contribuent efficacement à la lutte contre le piratage en ligne. Cependant, contrôler ou filtrer le contenu qui passe par les réseaux doit être fait avec la plus grande prudence. Il ne s'agit pas non plus de jouer avec la protection de la vie privée des internautes européens!

dimanche 3 août 2008

Rapport du Conseil de la concurrence sur les MVNO : encore faut-il que cela soit lu !

C'est dit et bien dit : les MVNO souffrent du manque de concurrence ! Le Conseil de la concurrence a rendu le 30 juillet son avis relatif "à la situation des opérateurs mobiles virtuels (MVNO) sur le marché français de la téléphonie mobile". Le rapport complet est à télécharger sur leur site directement. En voici les meilleurs extraits selon leur communiqué de presse :

- Le Conseil note qu'actuellement, moins de 5 % des souscripteurs d'une offre de téléphonie mobile sont clients de MVNO, alors que la part de marché des opérateurs sans réseau atteignait en 2006 près de 25 % en Allemagne, et 15 % au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La date d'entrée des opérateurs virtuels en France, plus tardive, ne peut à elle seule expliquer cette situation.

- des conditions contractuelles particulièrement contraignantes ont été accordées par Orange et SFR en 2004-2005, au moment de l'ouverture du marché de gros de l'hébergement sur leur réseau, Bouygues Télécom n'ayant, dans un premier temps, participé que très marginalement à l'accueil des MVNO

- Dans ce contexte, il est impératif de créer de nouvelles incitations concurrentielles pour améliorer les conditions dans lesquelles les MVNO peuvent être hébergés par leurs opérateurs hôtes.



Et c'est à ce moment que ressort la fameuse 4e licence 3G ! Voyez plutôt :

- Les incitations peuvent venir ... de l'attribution d'une quatrième licence : loin d'être défavorable aux MVNO, une telle option peut, au contraire, créer une dynamique positive, à condition là encore qu'elle s'accompagne d'un « déverrouillage » des conditions techniques, tarifaires et contractuelles faites aux opérateurs virtuels dans le sens déjà exposé ;

Autre point à retravailler : la durée des contrats, qui avec des clauses d'exclusivité de 10 ans, empêchent clairement les MVNO de renégocier leurs conditions d'hébergement par les historiques. L'article de la Tribune revient également sur l'ensemble ce rapport. C'est une initiative que je soutiens, en espérant que les professionnels su secteur qui seront sollicités pour la "consultation publique" de l'Arcep aient le temps d'y jeter un oeil... averti.