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vendredi 10 octobre 2008

Prévisions 2009 pour le secteur des télécoms : le fixe va souffrir


C'est une info du Point :

2009 ne sera pas une bonne année pour les équipementiers du secteur des télécoms... avec la crise financière qui mute progressivement en bonne vieille crise économique, les achats sont à la baisse et les équipementiers du secteur vont avoir du mal à revendre leur stock... et vont donc contenir leurs investissements un certain temps.

Première victime, et c'est un signe de la maturité du marché de la téléphonie mobile, en somme, c'est le téléphone fixe qui serait le premier "abandonné" par les utilisateurs, au profit du portable. Dans le cas où un ménage posséderait les deux, l'économie se fera du côté du fixe, selon une étude Nielsen citée par Le Point.

"Il semble que ce soit le fixe qui soit le plus touché et cela pourrait accélérer la baisse du parc téléphonique (fixe) aux Etats-Unis qui, selon la plupart des acteurs va encore baisser de 5% cette année" souligne Yves Gassot du cabinet d'études Idate.

Mais la téléphonie mobile ne sera pas non plus épargné, l'ARPU baissera également.

jeudi 12 juin 2008

Réutilisation des fréquences de l'analogique : un nouveau duel Orange-Canal+, et une (petite) clé d'entrée pour les MVNO

Enfin un peu plus de temps pour vous reparler des luttes suscitées par la libération des fréquences de l'analogique. Eric Besson avait annoncé précédemment qu'il remettrait ses propositions sur le passage au tout-numérique cet été. Réseaux-Telecoms, relatant un colloque sur les médias numériques, nous livre la clé qui permet de comprendre qui va se battre et pourquoi (et pourquoi on va retrouver les même adversaires) :

"Au coeur du conflit : l'attribution des fréquences hertziennes qui devraient être libérées d'ici 2011 avec l'arrêt de la télévision analogique. Alors qu'il semble aujourd'hui acquis que les télécoms devraient récupérer une partie de ces fréquences sans pour autant dépouiller totalement le secteur audiovisuel, ce dernier peine encore à accepter le découpage proposé. La bataille qui s'est engagée depuis plusieurs mois est lourde de conséquences financières. Dans le futur monde numérique où le modèle économique n'est pas encore bien établi, chaque acteur essaye de se positionner au plus vite sans craindre - à l'instar d'Orange qui se lance dans la production de contenu - de brouiller les pistes"

http://www.filedoctor.net/images/file_folders.jpg

L'opérateur historique toujours dans les bons coups quand il s'agit d'étendre sa domination sur le secteur ! Que prévoit la loi pour la réattribution de ces fréquences ? A peu près ça, et c'est dans une loi du 5 mars 2007 (art.2) :

–«...les fréquences libérées par l’arrêt de la diffusion analogique d’un service de télévision par voie hertzienne
terrestre autres que celles résultant de la mise en oeuvre de l’article 98 font l’objet d’une réaffectation par le Premier
ministre ...»
–«....La commission du dividende numérique se prononce sur le projet de schéma national de réutilisation des
fréquences libérées par l’arrêt de la diffusion analogique que lui soumet le Premier ministre...»
–«...La mission de la commission ainsi que les fonctions des membres qui la composent prennent fin le 30 novembre
2011...»

Les fréquences libérées par la fin de la télévision analogique vont profiter aux nouveaux médias. C'est ce qu'on appelle par ailleurs le dividende numérique, un gâteau qui, je l'espère en tout cas, réussira à faire sauter les verrous oligopolistiques des marchés du numériques ! Comment les réutiliser ? A priori l'on se dirigerait vers l'attribution de neufs canaux aux télécoms (j'imagine la tête des dirigeants de Canal+, ça ne doit pas être triste !), et pour la bonne cause, s'il vous plaît ! L'idée, c'est de réduire la fracture numérique, en offrant à tous la possibilité d'accéder à Internet en haut débit sur son mobile. Why not ? Personnellement, j'y vois surtout un nouveau terrain d'affrontement entre Orange, désormais bien parti pour étendre sa puissance de télécoms sur l'audiovisuel, et Canal+, qui après avoir encaissé la perte de l'exclusivité du foot au profit d'Orange, voit son arrière-cour toujours plus ouverte. Cela pourrait aussi être l'occasion pour les opérateurs alternatifs, ou MVNO, appelez-ça comme vous voudrez, d'obtenir une part du gâteau numérique.

Et pour les plus têtus d'entre vous, une explication technique de la différence entre analogique et numérique vous attend ici !



vendredi 14 mars 2008

Jeux vidéos et téléphonie mobile : let's play together

Une étude intéressante sur les jeux vidéos et la téléphonie mobile, éditée par l'IDATE, dont voici la présentation et les éléments de réflexion les plus intéressants :

"A partir des années 2000, qui marquent le démarrage des jeux vidéo sur mobile, on a assisté successivement à la multiplication du nombre de développeurs, à la création de filiales jeux mobiles par les éditeurs de jeux vidéo classiques, à la montée en puissance des investissements des opérateurs de télécommunications dans une grande variété d'activités (édition, agrégation, distribution, plates-formes, licencing…). En 2001, les jeux téléchargés apparaissent. Novembre 2003 marque un changement radical avec la commercialisation de la console communicante n-Gage qui fonctionne avec des cartouches de jeu.

Depuis, trois phénomènes ont conduit le secteur des jeux vidéo sur mobile à passer à la vitesse supérieure :
• La chaîne de valeur s'est organisée, et notamment raccourcie, les petites entreprises laissant la place à des sociétés financièrement en mesure de porter le développement du secteur.
• Les consommateurs ont fait l'apprentissage des terminaux au-delà de la fonctionnalité de téléphonie. Les progrès technologiques ont permis d'intégrer dans les téléphones mobiles des fonctionnalités jusque-là dévolues à des terminaux dédiés.
• Les opérateurs mobiles ont su préserver l'intégrité de leur modèle économique malgré des lacunes en termes de lisibilité de leurs offres. L’opérateur reste encore pour un temps l'interlocuteur unique, celui qui facture. Mais les opportunités des modèles économiques de l’Internet mobile sont réelles."





Avec les questions qui se posent sur un secteur appelé à exploser en termes de chiffre :

• Quels sont les facteurs clés de développement du secteur des jeux sur mobile ?
• Quelles sont les principales stratégies éditoriales et les types de contenus proposés ?
• Les évolutions technologiques des réseaux mobiles permettent-elles d'envisager un marché de masse ?
• Quels sont les enjeux pour les éditeurs, développeurs et distributeurs de jeux sur mobile ?
• Opérateurs de télécommunications vs portails de distribution ou agrégateurs : quels services pour le joueur ?
• Quels sont les éléments déterminants de l'écosystème du joueur sur téléphone mobile ? Quels sont les profils identifiés ?

Bonne lecture !