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jeudi 23 février 2012

France Télécom: bilan de l'arrivée de Free mobile

Boum !

"Faisant suite à de nombreux commentaires et informations contradictoires sur le marché du mobile en France, Orange tient à apporter quelques données factuelles sur l'impact de l'arrivée du 4ème opérateur.

Dans les premières 48 heures après le 10 janvier dernier, Orange a constaté un pic des demandes de RIO (relevé d'identité opérateur, permettant de demander la portabilité de son numéro mobile qui ne correspond pas à une résiliation effective) à plus de 150.000 en une journée. 'Ce chiffre a aujourd'hui été divisé par 10', souligne le groupe.

Au 15 février 2012, la base d'abonnés mobiles d'Orange a baissé de 201.000 abonnés, représentant environ 0,7% de son parc mobile qui comptait plus de 27 millions d'abonnés en France au 31 décembre 2011.

Ce chiffre se décompose en 1.038.000 résiliations mobiles vers la concurrence du 1er janvier au 15 février 2012 et 837.000 acquisitions de nouveaux clients sur la même période."

Source : http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/france-telecom-bilan-de-l-arrivee-de-free-mobile-80232

dimanche 15 janvier 2012

Télécoms à bas prix : de Pierre Danon à Free Mobile, une histoire des casseurs de prix

L’arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie est le dernier épisode en date d’une longue histoire de cassage de prix, malgré le sentiment qu’ont les Français de payer plein pot. Soyons clairs : oui, l’oliglpole des « historiques » a toujours joué contre la baisse des prix.Orange, dont l’Etat est actionnaire, SFR, qui via Canal+ est associé au financement du cinéma français et donc soutenu politiquement, et Bouygues Telecom, dont il n’est plus besoin que le patron est un très proche de Nicolas Sarkozy). Mais oui également, des acteurs alternatifs ont su faire bouger les lignes. Deux exemples qui bornent l’histoire des télécoms de 2000 à 2010 : les cas de Pierre Danon, aux manettes de Numericable, et de Xavier Niel, stratège de Free.




Etape 1 : le triple play de Free à 30 euros/mois
Les nouvelles générations n’ont pas connu l’internet d’avant Free. Celui où il fallait payer cher ses connexions, parfois tarifées à l’heure ou à la minute. Pour rappel, en 2004, un internaute payait près de 77 euros de télécoms (31 en téléphonie fixe, 17 en internet et 29 pour le mobile), sans compter les suppléments liés à la TV le cas échéant. Free impose deux concepts : celui de box triple play et celui du forfait tout compris à 30 euros en reprenant à sa charge le fameux abonnement de 13 euros par mois de France Telecom.





Etape 2 : Puissance et accessibilité du câble
Il faut ensuite attendre de voir débarquer le câble, sous ses différentes marques (de Noos à Numericable) pour avoir une nouvelle chute de prix avec les offres sociales. Réservées aux marchés de l’habitat collectif et sous conditions de ressources, celles-ci permettent de réduire la fracture numérique. C’est ce que précisait Pierre Danon en 2010 : « Nous sommes assez sensibles à ce qu'on appelle la fracture numérique. Il faut faire attention à ce que l'extension du très haut débit, chose très importante pour les utilisateurs que ce soit des entreprises ou des particuliers, ne se fasse pas au détriment des zones moins denses. ». Ce marché des collectivités locales s’est avéré clé pour Numericable et Completel (la marque « PME » du groupe). A nouveau Pierre Danon pouvait préciser « Ce que je revendique, c'est un schéma directeur régional ou départemental avec des initiatives au niveau des agglomérations. »

Etape 3 : la fin de l’illimité à 30 euros suite à la hausse de la TVA
Suite de la bataille. Alors que Free a décroché le droit de se lancer dans le marché de la téléphonie mobile, les historiques s’organisent, à la fois pour parer le « trublion » qui leur a déjà taillé de sacrées croupières dans l’internet, mais aussi pour contrer la hausse de la TVA dans le secteur, qui leur « impose » (malgré des marges plus que grasses) de répercuter ce surcroit de taxe sur les consommateurs. C’est le début d’une période compliquée ou le prix des forfaits sont volontairement brouillés pour faire passer la pilule. L’offre se segmente, il est difficile de faire des comparaisons. Cela ne va pas durer. Autre mouvement intéressant sur la période : le soutien du gouvernement au développement d’une offre sociale. C’est à nouveau Pierre Danon qui y gagnera en visibilité avec une offre à 9,99 euros/mois. Rien n’est gagné pour autant, surtout que la situation du cablo-opérateur se dégrade.

Etape 4 : Les historiques se lancent dans le low-cost
Sentant le vent tourner et redoutant l’activisme de Free (qui promet de réduire de 1 000 euros par an la facture des ménages avec ses offres mobiles). L’été 2011 voit fleurir les nouvelles marques, Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues Telecom... pas d’engagement, des tarifs rabotés, de l’illimités (hors data), un mouvement qui cherche à s’emparer ou à fidéliser des abonnés avant la tempête annoncée par l’arrivée de Free Mobile. Vous trouverez ici un comparatif intéressant.



Etape 5 : Arrivée de Free dans le mobile, fin de la récré ?
2012 commence en fanfare avec, enfin, l’arrivée de l’offre de Free qui à nouveau bouge toutes les lignes : fin de la notion d’engagement, fin des forfaits non illimités ou uniquement sur 3 numéros du même opérateur, bref, une offre claire, lisible, et très accessible. Un bémol, à confirmer cette année, les probables retards de mise en service ou de livraison, comme cela avait été le cas avec la Freebox v6. Mais globalement, les abonnés peuvent diviser par près de deux leurs forfaits de téléphonie (plus pour ceux qui sont déjà abonnés internet de Free). Avec un marché du quadruple play désormais à 4 acteurs, reste à savoir ce qu’il peut rester aux petits, comme Numericable. J’optais il y a peu pour un maintien de leurs investissements dans le câble, décrié mais seul actuellement à convaincre sur le très haut débit. Et abandonner les gadgets (télévision 3D, notamment).

Nous verrons dans les prochaines semaines comment réagiront les historiques. Mais les premières « nouvelles offres » ne rejoignent pas le prix plancher défini par Free, au mieux s’en approchent-elles pour donner l’illusion qu’un effort est fait. Il est donc intéressant de continuer à suivre l’actualité des personnes qui font bouger ces lignes.

mardi 6 décembre 2011

Quelle stratégie le câblo de Pierre Danon avec l’arrivée de Free Mobile ?

Que la bataille fut longue... l’acquisition de la 4e licence de téléphonie mobile par Free l’hiver dernier rebat les cartes d’un secteur qui a passé la dernière décennie à dormir tranquillement au coin du feu, après s’être tous (plus ou moins) mis d’accord sur le sacro saint forfait triple play à 30 euros, aujourd’hui mis à mal par la hausse de la TVA.



Les « gros » opérateurs, pour lesquels vous savez que je n’ai guère de tendresse, ont répliqué principalement sur le terrain du mobile, avec, en gros, la fin des engagements à perpétuité, le lancement d’offres low-cost (B&You, Sosh), ou de nouveaux services (Carré SFR). Moins visible mais tout aussi efficace, la sortie des offres quadriplay qu’eux seuls peuvent convenablement assurer.

Et les « petits », alors ? Il y a bien Alice, mais depuis son absorption (et quasi abandon) par Free, impossible de le tenir pour un acteur potentiel. Pourtant, iliad avait été tenté d’en jouer pour provoquer Numericable sur le terrain des offres triple play low-cost, avant de baisser pavillon sur une offre qui n’a pas trouvé son public. Pierre Danon précisait à ce sujet, qu’il s’agissait d‘une cible spécifique « ce ne sont pas des offres sociales mais des offres “low-costs” ciblées » , notamment ces personnes qui souhaitent avoir le très haut débit mais pas les chaînes du câblo. Orange avait également testé ce terrain des « BoP » (Bottom of the Pyramide) en vain.



Resterait donc Numericable, dont la stratégie basée sur la puissance technologique (qu’on l’aime ou pas, le câble bat à plate couture la fibre optique en termes d’usages) et la mise en avant de contenus TV (dont HD et 3D dans une moindre mesure). Une position qui joue la carte du vide laissé par les opérateurs historiques manifestement plus intéressés par la lutte sur le mobile et le 4P que sur la vitesse des connexions. Avec, ici et là, des tentations dans le mobile (buzz du printemps sur la « révolution du mobile »). Mais je serai Pierre Danon, je miserai tout de même la carte du câble, s’il peut paraître plus « daté » que la fibre, la stratégie de déploiement est plus fine. Et, pour l’instant, tient la dragée haute à la fibre.

dimanche 3 avril 2011

Moins de plainte contre les FAI... sauf sur le web mobile !

Alors que les principaux FAI viennent de publier leurs indicateurs de qualité de service pour le 4e trimestre, l'Afutt (l'Association française des usagers de télécommunications) vient de dévoiler son traditionnel baromètre des plaintes télécoms pour l'année 2010.

Le résultat des courses est globalement encourageant. En effet, le nombre global de plaintes a reculé de 16% sur un an pour atteindre 4800 saisines alors que le nombre total d'abonnés fixes et mobiles a progressé de plus de 5%. Les progrès ont été particulièrement notables du côté de l'Internet fixe.

Progrès chez Free

Après avoir représenté près de 60% des plaintes enregistrées il y a quelques années, l'ADSL a concentré l'an passé 46% des plaintes. L'Association souligne les efforts des opérateurs et l'assimilation plus grande de la technologie par les utilisateurs.

Du côté du classement des FAI, SFR et Orange rassemblent 60% des plaintes. Free, systématiquement en queue de peloton dans les précédents bilans semble avoir fait pas mal d'efforts puisqu'il a compté en 2010 moins de plaintes que SFR. Ce dernier semble avoir souffert des débuts difficiles de sa box Evolution.

Si la situation dans le haut débit s'est améliorée, celle dans le mobile s'est dégradée. Depuis 2007, le nombre de plaintes déposées à l'Afutt bondi (+3% sur un an) et atteint 42% du total en 2010 contre 34% en 2009 et environ 20% en 2007.

Les explications ne sont pas à aller chercher très loin. L'essor de l'Internet mobile, de la 3G et des smartphones a généré quelques débordements de la part des opérateurs et des incompréhensions de la part des utilisateurs.

Selon l'Afutt, ce sont les problèmes de surfacturation (18% du total) qui suscitent le plus de réclamations, notamment autour de numéros surtaxés et du roaming. L'association dénonce ainsi "l'ambiguïté des offres" des opérateurs, à savoir des forfaits illimités trompeurs.

Selon Jacques Pomonti, président de l'Afutt, cité par Les Echos, si le pourcentage de clients mécontents est assez identique chez Orange, SFR et Bouygues Telecom, il est plus élevé chez les MVNO (opérateurs virtuels).

Source : ZD Net

jeudi 23 octobre 2008

Free, cheval de Troie de Google ?

Le Plan Numérique 2012 présenté par Eric Besson lundi 20 octobre n’avait rien dit de plus quant à la 4ème licence de téléphonie mobile 3G. Le secrétaire d’Etat à la prospective et à l’économie numérique ne voulait alors « ni imposer, ni exclure » un quelconque candidat à la 4ème licence. 2 jours plus tard, le Canard Enchaîné nous apprenait une toute autre version, celle de la « voix de son maître », qui ne veut pas entendre d’un 4ème opérateur qui ferait de l’ombre à ses protégés Orange, Bouygues et SFR.

C’est évidemment à Free que l’on a pensé dans un premier temps. Free, le candidat malheureux de 2007, à priori à nouveau mis à l’écart du marché de la 3G, à qui l’on demande de revenir toquer à la porte en 2012… D’ici là la 3G aura complètement explosé, et le « nouvel entrant » aura besoin de bien du courage pour casser le jeu à 3 des opérateurs existants.

Cela dit, il me semble que l’on oublie que Free a par deux fois prouvé son incapacité à remplir financièrement les conditions de la 4ème licence (un paiement comptant de 619 millions d’euros). En 2007, c’est la raison pour laquelle le groupe n’a pas obtenu la 4ème licence, alors qu’ils étaient seuls en lice. Cette année encore, Free demande un étalement du paiement. Alors qu’une stratégie de paiement comptant lui aurait peut-être valu plus de faveurs de la part des décideurs publics. Pourquoi persister à jouer la carte de l’indépendance quand celle-ci ne paie pas, ou plus ?

Ceci est d’autant plus étonnant que Free devait avoir dans son jeu des cartes spéciales, comme celle de l’apport financier d’un gros groupe auquel il se serait lié pour le marché de la 3G. C’est Google qui avait été pressenti pour être le trésorier de l’opération il fût un temps, et cette rumeur n’était pas dénué de bon sens.

Les deux groupes se connaissent déjà bien, avec un premier appel du pied de Xavier Niel en 2000 dans le but de racheter aux dirigeants de Google l’exploitation du moteur de recherches en France pour 10 millions de francs.

Google avait par la suite entamé des pourparlers avec Free pour le Wimax. On sait que Free est le détenteur de l’unique licence Wimax Nationale (tandis que Bolloré a 20 licences régionales, et SFR 2 : IDF et PACA), et que Google est déjà présent dans d’autres marchés sur cette technologie. L’idée derrière ce partenariat, pour Free, c’est qu’au cas où la 3G lui échappe, elle ait une 2e possibilité d’installer un réseau d’Internet mobile, avec Google, sur la norme Wimax, Google de son côté y voyant une opportunité de déployer sa stratégie publicitaire et son OS mobile Android. Pourquoi cette carte semble t-elle ne pas ressortir aujourd’hui ?

Et dans le cas où Free réussisse quand même à obtenir un petit lot de la 3G, ils pourraient décider de jouer la complémentarité avec sa licence Wimax pour une couverture optimale. Mais pas sans un apport financier à même de couvrir les frais de développement du Wimax, estimés à un milliard d’euros.

Dans tous les cas, le mythe de Free comme entreprise indépendante et « trublion » semble avoir vécu : le groupe, si son éviction de la 4ème licence est confirmé, aura un besoin impérieux de trouver des partenaires pour développé le Wimax, seule technologie à même de rivaliser avec la 3G, car c’est sur le marché de l’Internet mobile que les prochains profits se réaliseront. Iliad-Free, qui va voir sa manne ADSL se tarir peu à peu, n'a pas le choix. Pour grossir, il faudra s'allier avec un gros, avec les risques que cela peut comporter.

lundi 22 septembre 2008

0,9%, c'est le prix de la conservation d'un monopole

0,9%. C'est le montant officiel de la taxe "proposée" aux acteurs des télécoms pour financer le groupe France Télévisions quant la suppression de la publicité sera effective (2011 ou 2012). Le Journal du Net reprend l'article du projet de loi portant sur la "modernisation du secteur public de la communication audiovisuelle" :

"La contribution des opérateurs de communications électroniques au financement du service public de l'audiovisuel est également assurée par une taxe due par les opérateurs déclarés auprès de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes sur le montant des abonnements et autres sommes acquittés par les usagers à ces opérateurs en rémunération des services qu'ils fournissent. Le taux de la taxe est de 0,9 %."

Le trio de tête crie évidemment au scandale, mais ces cris d'orfraie n'impressionnent que ceux qui y accordent un brin de vérité... Les opérateurs finiront bien par se satisfaire de cette taxe, vu que de l'autre côté, un deuxième bâton bien plus pénible risque de s'abattre : celui de l'attribution de la 4ème licence 3G de téléphonie mobile, celle qui fait rêver petits (Numéricable, Kertel, Virgin) et grand (Free)... Tout dépendra donc du lotissement de la 4ème licence : attribuer la 4ème licence en un seul lot serait une punition de choix pour les historiques, car seul Free serait en mesure de l'acquérir... dans le cas contraire, si la 4ème licence est découpée en "lots", on pourrait considérer que c'est une punition pour Free, qui aura fort à faire face aux petits qui pourront en acquérir des morceaux, privant Free d'un véritable statut de 4ème opérayeur mobile. Une affaire à suivre !

jeudi 11 septembre 2008

France Tel en retard sur l'optique, bientôt MVNO ?

Encore une bonne info du journal de net qui ne fait que confirmer mes craintes, France Telecom est tout sauf prêt pour le déploiement de la fibre optique...

"Ce que nous devions lancer début 2009 interviendra plutôt début 2010", a déclaré Louis-Pierre Wenes le directeur exécutif France de France Télécom, lors de la conférence i2010 le 9 septembre à Paris, en évoquant le plan de déploiement du réseau fibre de l'opérateur. Ainsi, en 2006, France Télécom avait annoncé viser 150 à 200 000 clients fin 2008 sur une base d'un million de foyers raccordables. Le tout pour un investissement de 270 millions d'euros. Selon Louis-Pierre Wenes, ce retard s'explique par un manque de visibilité sur le plan réglementaire."

Bah, ça fait déjà 2 ans que France Télécom est en retard sur à peu près tous ses tableaux, alors un petit de plus... Je rigole quand même un peu sur l'argument précieux du manque de visibilité règlementaire. Est-ce à dire que le géant orange commence à prendre peur des manoeuvres de ses concurrents, Free et Numéricâble en tête ? Allez, France Telecom en MVNO de l'optique sur le réseau de Free, voilà qui me ferait bien rigoler ! (et qui ne fera pas baisser les tarifs !)

lundi 8 septembre 2008

Free dans la cour des grands... patrons ?

C'est une petite pique un peu perso, mais j'ai quand même envie de vous la livrer, parce qu'après l'histoire de la grenouille qui voulait être aussi grosse que le boeuf (Free ?) et bien on a le boeuf qui veut se faire passer pour une grenouille (Free !), et c'est plus compliqué, c'est trop petit, ça serre, tout ça.

Enfin.

C'est une info de Challenges trouvée ici, dans son numéro des 100 qui (re)font la France, numéro par ailleurs intéressant. Car on y trouve, justement, les nouveaux notables de l'éco-po, les futurs gourous du numérique, les maîtres à penser de nos vies pressées, et c'est à cette occasion que je me suis rappelé de la grenouille, du boeuf, et de Free, dont j'ai pu avoir un aperçu assez.... intime durant ma carrière. Enfin, voilà la phrase, vous m'excusez, les seniors, ça met un peu plus longtemps à dérouler :

"« De Gaulle des télécoms », « charmeur », « iconoclaste fuyant les conventions »… pour comprendre le journalisme selon Challenges, du moins dans ce « dossier », le portait flatteur de Jacques Veyrat (co-dirigeant du groupe Louis Dreyfus et ex-PDG de Neuf Telecom) par Xavier Niel (vice-président d’Iliad-Free) doit être lu juste après celui de Xavier Niel par… Jacques Veyrat : « incontournable », « résultat excellent », « le plus doué des révolutionnaires de l’Internet »…".

Révolutionnaire, jusqu'à un certain point... Faut croire que l'histoire de la 4ème licence lui rappelle ses souvenirs de "petit"... mais Free a bien fini par respecter un certain "équilibre" dans l'ADSL, après avoir certes cassé les prix. Mais finalement, boeuf, c'est pas mal, comme situation, avec toutes ces vaches à lait... Sauf que c'est plus compliqué de se la jouer grenouille quand vient le temps des moissons ! C'est sûrement pour cette raison que coassent Kertel, ou Virgin, qui eux, sont de vrais grenouilles ! Prêtes à partager un baiser pour être princes charmants, au grand dam de Free...

Tout ça, ça n'est pas un compte de fée, c'est cette année !

mardi 2 septembre 2008

Virgin, la mauvaise foi ?

Une info de la Tribune sur la montée qu créneau de Virgin contre l'attribution telle quelle de la 4ème licence :

Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin plaide pour obtenir des « aménagements au bénéfice d’une meilleure concurrence ». Il conteste que l’attribution de la quatrième licence à un nouvel entrant soit la solution pour renforcer la concurrence du marché mobile et fustige la passivité de l’Arcep.

Virgin Mobile, qui revendique le rang de premier MVNO (hors licences de marques telles que Universal ou M6) avec 900.000 clients, se considère comme « le quatrième opérateur mobile en France ». Il reste loin derrière Bouygues Télécom et ses 9,3 millions d’abonnés. Il prédit que le fournisseur d’accès à Internet Free ne convertirait que 700.000 clients au mobile s’il obtenait la quatrième licence.

Disons plutôt que Virgin, qui n'est toujours pas rentable en tant que MVNO malgré sa base clients plutôt confortable, sait qu'il ne pourra pas gagner si les modalités d'attribution n'évoluent pas. La stratégie de Virgin est donc d'empêcher tout concurrent qui lui est supérieur (vous suivez mon regard, là ?) d'émerger grâce à cette 4ème licence. Ils ne sont pas au bout de leurs craintes !

Un autre papier trouvé ici rapporte les propos de Virgin quant à la fameuse économie de 1000 euros par foyer évoquée par Free au cas où Free serait le détenteur de la 4ème licence. Effectivement, le chiffre paraît gros, ce que souligne Virgin, mais les premières estimations plus raisonnables de Free, à 200 euros d'économies par an et par personne, étaient crédibles. D'autre part, vu la stratégie de rupture de Free sur ses marchés (le triple-play à 30 euros, merci qui ?), Virgin a effectivement du souci à se faire de ce côté là, sa santé financière ne lui permettant guère de manoeuvre.


jeudi 14 août 2008

Orange débute doucement son championnat

Je vous avais parlé tantôt du match Orange-Canal+ au sujet des droits de redif' de la Ligue 1. Quelques articles en ce désert médiatique qu'est le mois d'août (merci Internet !!) permettent de suivre la manière dont Orange gère son début de championnat.

Orange avait misé, selon cette info de la fin du mois de mai, sur un recrutement plutôt sympathique (Céline Giraud, Youri Djorkaeff, Denis Balbir) pour mettre en avant leur principal produit d'appel, le "grand match du samedi soir", pour lequel l'opérateur avait du mettre 200 millions d'euros sur la table (lot Premium 3). Ils ont les moyens, rassurez-vous. Voici le détail de l'offre, par ailleurs :

"Un forfait mensuel de 6 euros en plus de l'abonnement triple playPar ailleurs, dès le lundi matin, et pendant une semaine, les utilisateurs pourront accéder à la demande à des résumés de matches, aux meilleurs des buts et à un magazine d'actualité du foot. Pour accéder à ces contenus, il faudra être abonné à l'offre triple play d'Orange et s'acquitter d'un forfait mensuel de 6 euros par mois.
Les contenus VOD seront également accessibles sur PC, y compris aux non-abonnés Orange, contre paiement à l'acte.

Sur le mobile, Orange propose également une option facturée 6 euros par mois, qui donnera accès à la diffusion en direct de huit matches, à des résumés et à la possibilité de revoir les meilleures actions en quasi direct. L'opérateur reconduit également son dispositif d'alerte buts par SMS."


Orange, un déjà beau et gros bébé, se place donc clairement sur une logique de contenus, coupant le pied à Canal+, qu'il concurrence sur le foot, et également sur le cinéma... Seule parade possible à l'heure actuelle : exiger la scission réseau/service, un peu comme ce qui se fait dans le gaz. Posséder les tuyaux et ce qui coule à l'intérieur, voilà effectivement qui n'arrange pas la concurrence ! Enfin, je dis ça comme ça, moi. Mais je ne suis pas le seul :

"Reste que cette initiative a de quoi faire grincer quelques dents : seuls les abonnés d'Orange peuvent y accéder, pas les clients de Free ou de Neuf Cegetel".

Pour le reste, Orange s'en tire plutôt bien, avec une première affiche (un Rennes-Marseille) qui a mis le niveau assez haut... enfin c'est surtout grâce au spectacle du match : 8 buts en un match, quand c'est parfois le nombre de buts d'une seule journée pour tous les matchs, ça s'appelle de la chance. Vu chez Ariase, ainsi :

"Le score et le spectacle étaient donc au rendez-vous. Et du côté d'Orange, quelles ont-été les premières réactions ? Présent dans les tribunes à Rennes, Xavier Couture s'est déclaré "satisfait et fier des équipes techniques et des commentateurs". Le directeur des contenus Orange a reconnu par ailleurs que des ajustements étaient envisagés pour améliorer davantage Orange Foot. "

Des améliorations ? Size does matter, chez Orange, qui voudrait inclure des statistiques en temps réel, la création de communautés de supporters virtuelles, et même une option Replay inspiré des ralentis de Matrix... En tout cas pour l'instant, sur les 1,5 millions de clients potentiels Orange disposant de l'IpTV, seuls quelques milliers ont franchi le pas.

vendredi 25 juillet 2008

Kertel en veut ! (4ème licence toujours)

ça ressemble à un Oedipe, version numérique, évidemment. Kertel, l'ancienne filiale d'Iliad (Free), veut tuer le père et se lance à son tour dans la bataille de la 4ème licence. Sur quels espoirs se fonde Kertel, jusqu'ici plutôt spécialiste des cartes de téléphonie prépayées et donc des appels vers l'étranger. On rappelera que Kertel est déjà MVNO (qui loue le réseau de Bouygues), mais que financièrement, la 4ème licence lui est tout à fait hors de portée.

http://www.blogbourse.com/roller/bourse-action-pour-tous/resource/Kertel%20logo.jpg

Des rumeurs font état de plusieurs possibilités pour Kertel :

- simple coup de bluff pour détourner l'attention de Free, déjà bien occupé à racheter Alice, et à communiquer tous azimuts sur la 3G
- le découpage en lots de la 4ème licence, envisagée par l'ARCEP, pourrait permettre à des petits opérateurs, du type de Kertel, de mettre la main sur un lot, et ce faisant faire augmenter les enchères.
- un "gros", pas forcément des télécoms, pourrait appuyer la stratégie de Kertel, la finançant, pour pouvoir jouer sur la convergence numérique.


Kertel qui veut y aller sur la 4e licence (entendre : ils pensent qu'ils peuvent gagner, donc ils pourraient avoir des atouts dans leur jeu)
http://www.echosdunet.net/dossiers/dossier_2511_kertel+se+lance+contre+iliad+pour+quatrieme+licence+3g.html

samedi 14 juin 2008

La "consultation publique" de l'Acerp : gardons profil bas...

Une "consultation publique"... c'est un lot de consolation pour Free, qui s'est fait jeté comme un maraud de l'appel d'offre pour la 4è licence 3G au mois d'octobre ? Une manière de fuir de justesse une fessée méritée voulue par Bruxelles, en vertu d'une évidente entrave à la concurrence, et donc à la baisse des prix pour les consommateurs ? C'est donc finalement le gouvernement qui a demandé à l'Arcep de lancer une "consultation publique" pour re-commencer un tour de négociation avec des nouvaux entrants pour qui l'accès à la 3G est aussi simple que le mot "survie en milieu hostile". Enfin. Les Echos nous détaillent des modalités qui ressemblent étrangemment à un 2nd tour qui ne dit pas son nom :

"Trois types de scénarios sont envisagés", explique l'Arcep : l'attribution "de l'ensemble des fréquences à un nouvel entrant selon des modalités comparables au troisième appel à candidatures", une attribution "en plusieurs lots, dont certains seraient réservés en priorité aux nouveaux entrants et d'autres ouverts aux nouveaux entrants et aux opérateurs existants", ou encore une "attribution en plusieurs lots ouverts à tout opérateur". "L'attribution de ces fréquences est un enjeu d'autant plus important qu'elle est associée pour un nouvel entrant à un accès aux fréquences de la bande 900 MHz, dans un contexte de pénurie durable de fréquences basses", indique l'autorité."

Est-ce à dire que les dossiers estampillés "nouveaux entrants" ont une chance d'éviter la case "poubelle" ? Il faut dire que face à la somme exigée (620 millions d'euros payable en une fois, à l'origine), le Conseil d'Etat avait déjà proposé un étalement du paiement, sans quoi à ce niveau de prix et de modalités de paiement, seuls les 3 opérateurs SFR, Orange et Bouygues pouvaient postuler... Merci pour eux. Réponse en tout cas sur les modalités de l'appel d'offres (lots/pas lots; paiement étalé; réservations de certains lots aux nouveaux entrants ou mixité des candidatures) le 30 septembre. En attendant, les historiques se taillent la part du lion. Pour les infos officielles et détaillées, c'est par ici. Et en parlant de lots, ce pourrait bien être un cadeau fait aux historiques, comme le note Que Choisir repris par ZDnet:

« Cette formule est dangereuse car elle permet aux opérateurs en place d'acheter encore de nouvelles fréquences et ainsi d'asseoir leur domination sur un marché déjà peu concurrentiel », estime Edouard Barreiro, chargé de mission NTIC à l'association.

Eh oui, et ce qui ne fait pas les affaires de Free, car vendre en lots, en télécoms comme en immobilier, c'est s'assurer une surenchère, et donc une prime au plus fort (Orange)... et ce ne sont pas les quelques lots qui pourraient être réservés pour les nouveaux entrants qui y changeraient quelque chose. Pour mémoire, la candidature de Free avait été plutôt bien reçue l'été dernier, comme le montre cette brève de BFMtv :





Ailleurs, on est presque ironique (sans le vouloir ?) :

"Les participants à la consultation sont invités à réaliser une analyse comparative des différents cas, en gardant à l'esprit les thèmes de l'intérêt général, de la stimulation de la concurrence et du bénéfice du consommateur.".

En tout cas, le lotissement pourrait bien également se retourner contre les "gros", Free inclus, car les acteurs télécoms alternatifs seraient alors en mesure de mettre la main sur un lot... Je pense notamment à Virgin, Numéricable ou encore Kertel qui auraient ainsi la possibilité de brouiller un peu plus le jeu, en tout cas, pour les "gros", il y a plus à perdre qu'à gagner (et c'est déjà une bonne nouvelle). La bataille continue, ne quittez pas !



vendredi 23 mai 2008

Free vs. Orange sur la fibre optique...

... avec en prime Eric Besson en "enfant sage". Document intéressant, et en tout cas très bien filmé, pour le reste, je vous laisse juger du contenu...


Free donne une leçon de fibre optique au ministre Besson
envoyé par La_chaine_techno