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dimanche 15 janvier 2012

Télécoms à bas prix : de Pierre Danon à Free Mobile, une histoire des casseurs de prix

L’arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie est le dernier épisode en date d’une longue histoire de cassage de prix, malgré le sentiment qu’ont les Français de payer plein pot. Soyons clairs : oui, l’oliglpole des « historiques » a toujours joué contre la baisse des prix.Orange, dont l’Etat est actionnaire, SFR, qui via Canal+ est associé au financement du cinéma français et donc soutenu politiquement, et Bouygues Telecom, dont il n’est plus besoin que le patron est un très proche de Nicolas Sarkozy). Mais oui également, des acteurs alternatifs ont su faire bouger les lignes. Deux exemples qui bornent l’histoire des télécoms de 2000 à 2010 : les cas de Pierre Danon, aux manettes de Numericable, et de Xavier Niel, stratège de Free.




Etape 1 : le triple play de Free à 30 euros/mois
Les nouvelles générations n’ont pas connu l’internet d’avant Free. Celui où il fallait payer cher ses connexions, parfois tarifées à l’heure ou à la minute. Pour rappel, en 2004, un internaute payait près de 77 euros de télécoms (31 en téléphonie fixe, 17 en internet et 29 pour le mobile), sans compter les suppléments liés à la TV le cas échéant. Free impose deux concepts : celui de box triple play et celui du forfait tout compris à 30 euros en reprenant à sa charge le fameux abonnement de 13 euros par mois de France Telecom.





Etape 2 : Puissance et accessibilité du câble
Il faut ensuite attendre de voir débarquer le câble, sous ses différentes marques (de Noos à Numericable) pour avoir une nouvelle chute de prix avec les offres sociales. Réservées aux marchés de l’habitat collectif et sous conditions de ressources, celles-ci permettent de réduire la fracture numérique. C’est ce que précisait Pierre Danon en 2010 : « Nous sommes assez sensibles à ce qu'on appelle la fracture numérique. Il faut faire attention à ce que l'extension du très haut débit, chose très importante pour les utilisateurs que ce soit des entreprises ou des particuliers, ne se fasse pas au détriment des zones moins denses. ». Ce marché des collectivités locales s’est avéré clé pour Numericable et Completel (la marque « PME » du groupe). A nouveau Pierre Danon pouvait préciser « Ce que je revendique, c'est un schéma directeur régional ou départemental avec des initiatives au niveau des agglomérations. »

Etape 3 : la fin de l’illimité à 30 euros suite à la hausse de la TVA
Suite de la bataille. Alors que Free a décroché le droit de se lancer dans le marché de la téléphonie mobile, les historiques s’organisent, à la fois pour parer le « trublion » qui leur a déjà taillé de sacrées croupières dans l’internet, mais aussi pour contrer la hausse de la TVA dans le secteur, qui leur « impose » (malgré des marges plus que grasses) de répercuter ce surcroit de taxe sur les consommateurs. C’est le début d’une période compliquée ou le prix des forfaits sont volontairement brouillés pour faire passer la pilule. L’offre se segmente, il est difficile de faire des comparaisons. Cela ne va pas durer. Autre mouvement intéressant sur la période : le soutien du gouvernement au développement d’une offre sociale. C’est à nouveau Pierre Danon qui y gagnera en visibilité avec une offre à 9,99 euros/mois. Rien n’est gagné pour autant, surtout que la situation du cablo-opérateur se dégrade.

Etape 4 : Les historiques se lancent dans le low-cost
Sentant le vent tourner et redoutant l’activisme de Free (qui promet de réduire de 1 000 euros par an la facture des ménages avec ses offres mobiles). L’été 2011 voit fleurir les nouvelles marques, Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues Telecom... pas d’engagement, des tarifs rabotés, de l’illimités (hors data), un mouvement qui cherche à s’emparer ou à fidéliser des abonnés avant la tempête annoncée par l’arrivée de Free Mobile. Vous trouverez ici un comparatif intéressant.



Etape 5 : Arrivée de Free dans le mobile, fin de la récré ?
2012 commence en fanfare avec, enfin, l’arrivée de l’offre de Free qui à nouveau bouge toutes les lignes : fin de la notion d’engagement, fin des forfaits non illimités ou uniquement sur 3 numéros du même opérateur, bref, une offre claire, lisible, et très accessible. Un bémol, à confirmer cette année, les probables retards de mise en service ou de livraison, comme cela avait été le cas avec la Freebox v6. Mais globalement, les abonnés peuvent diviser par près de deux leurs forfaits de téléphonie (plus pour ceux qui sont déjà abonnés internet de Free). Avec un marché du quadruple play désormais à 4 acteurs, reste à savoir ce qu’il peut rester aux petits, comme Numericable. J’optais il y a peu pour un maintien de leurs investissements dans le câble, décrié mais seul actuellement à convaincre sur le très haut débit. Et abandonner les gadgets (télévision 3D, notamment).

Nous verrons dans les prochaines semaines comment réagiront les historiques. Mais les premières « nouvelles offres » ne rejoignent pas le prix plancher défini par Free, au mieux s’en approchent-elles pour donner l’illusion qu’un effort est fait. Il est donc intéressant de continuer à suivre l’actualité des personnes qui font bouger ces lignes.

mardi 6 décembre 2011

Quelle stratégie le câblo de Pierre Danon avec l’arrivée de Free Mobile ?

Que la bataille fut longue... l’acquisition de la 4e licence de téléphonie mobile par Free l’hiver dernier rebat les cartes d’un secteur qui a passé la dernière décennie à dormir tranquillement au coin du feu, après s’être tous (plus ou moins) mis d’accord sur le sacro saint forfait triple play à 30 euros, aujourd’hui mis à mal par la hausse de la TVA.



Les « gros » opérateurs, pour lesquels vous savez que je n’ai guère de tendresse, ont répliqué principalement sur le terrain du mobile, avec, en gros, la fin des engagements à perpétuité, le lancement d’offres low-cost (B&You, Sosh), ou de nouveaux services (Carré SFR). Moins visible mais tout aussi efficace, la sortie des offres quadriplay qu’eux seuls peuvent convenablement assurer.

Et les « petits », alors ? Il y a bien Alice, mais depuis son absorption (et quasi abandon) par Free, impossible de le tenir pour un acteur potentiel. Pourtant, iliad avait été tenté d’en jouer pour provoquer Numericable sur le terrain des offres triple play low-cost, avant de baisser pavillon sur une offre qui n’a pas trouvé son public. Pierre Danon précisait à ce sujet, qu’il s’agissait d‘une cible spécifique « ce ne sont pas des offres sociales mais des offres “low-costs” ciblées » , notamment ces personnes qui souhaitent avoir le très haut débit mais pas les chaînes du câblo. Orange avait également testé ce terrain des « BoP » (Bottom of the Pyramide) en vain.



Resterait donc Numericable, dont la stratégie basée sur la puissance technologique (qu’on l’aime ou pas, le câble bat à plate couture la fibre optique en termes d’usages) et la mise en avant de contenus TV (dont HD et 3D dans une moindre mesure). Une position qui joue la carte du vide laissé par les opérateurs historiques manifestement plus intéressés par la lutte sur le mobile et le 4P que sur la vitesse des connexions. Avec, ici et là, des tentations dans le mobile (buzz du printemps sur la « révolution du mobile »). Mais je serai Pierre Danon, je miserai tout de même la carte du câble, s’il peut paraître plus « daté » que la fibre, la stratégie de déploiement est plus fine. Et, pour l’instant, tient la dragée haute à la fibre.

mardi 28 septembre 2010

Les télécoms toujours en ligne !

«Le secteur va un peu mieux depuis un an avec un frémissement d’embauches chez les opérateurs grâce aux offres d’Internet sur téléphonie mobile»,constate Patrick Devriendt, directeur du département «signal et télécommunication» de l’ESME Sudria. Si les effectifs restent stables chez Bouygues Telecom, SFR annonce 550 recrutements pour 2011, tandis que France Télécom-Orange table sur 10000 embauches sur les trois prochaines années, dont 40% de jeunes diplômés.



Les postes. Ils concernent d’abord les métiers commerciaux mais aussi ceux des sciences de l’information et des réseaux. Depuis quelques années, les métiers des télécommunications ont évolué vers une convergence des télécommunications traditionnelles et des systèmes d’informations. Les écoles d’ingénieurs se sont adaptées comme l’explique Patrick Devriendt : «Avant notre formation était très technique. Nous l’avons orientée vers l’exploitation des réseaux de télécommunications avec une touche de marketing et de commerce pour que nos élèves trouvent plus facilement un emploi». Les doubles cursus ingénierie et marketing sont d’avantage sollicités par les opérateurs télécoms qui recherchent des personnes capables d’allier qualités techniques et relationnelles, de piloter des projets et de sentir les attentes de la clientèle.

Les projets. Du côté des SSII,les sociétés de services en ingénierie informatiques, après deux années de crise, les recrutements sont à la hausse. Depuis 2010, elles se voient confier à nouveau de grands projets. Ces sociétés sont des prestataires de services et elles ont besoin de regonfler leurs rangs. Elles constituent l’un des principaux débouchés pour les diplômés des télécoms, issus d’écoles d’ingénieurs ou d’universités scientifiques. Pour l’année 2011 Capgemini/Sogeti vient d’annoncer 3000 embauches sur l’ensemble des corps de métiers dont 40% qui seront destinées aux jeunes diplômés. Ces chiffres devraient être revus à la hausse.

Le recrutement. L’habitude est aussi au recrutement de stagiaires, plus particulièrement dans l’entité télécommunications du groupe où 750 stages au moins devraient être proposés l’an prochain. Pour Vincent Charon, chasseur de tête au sein du cabinet spécialisé Alpha CDI, il faut néanmoins rester attentif aux opportunités offertes par les plus petites SSII : «Les perspectives d’évolution verticales y sont plus rapides qu’au sein de grands groupes. En revanche dans une plus grande société de services ou chez un opérateur, les projets traités sont plus vastes et permettent ainsi aux jeunes diplômés d’acquérir d’avantage de compétences.» Qu’elles soient de tailles imposantes ou plus modestes, les SSII constituent une voie d’accès à ne pas négliger selon Patrick Devriendt de l’ESME Sudria. «Chez un prestataire, on ne fait pas carrière mais cela vous apporte des compétences. Nous conseillons à nos élèves d’y rester deux ou trois ans avant de tenter l’intégration dans une grande entreprise».

La formation. La tendance est à l’intégration de profils variés, tant universitaires que diplômés d’écoles d’ingénieurs. L’apprentissage peut être un moyen d’entrer chez un grand opérateur. Chez SFR, un tiers des apprentis finit par intégrer l’entreprise. Un Bac + 2 sera demandé pour les fonctions commerciales et un Bac + 5 pour les fonctions techniques. Le salaire varie de 22 à 26 000 euros par an pour un technicien d’intervention ou un vendeur en boutique et il peut grimper jusqu’à 47 000 euros par an pour un ingénieur réseau.

Les qualifications. Pour Emmanuel Stanislas dirigeant du cabinet de recrutement Clémentine international : «la question de l’école ne se pose pas tant sur l’expertise que sur la capacité à évoluer et prendre des responsabilités». Plus la qualification est élevée, plus le jeune diplômé aura de chances d’évoluer rapidement. L’ouverture à l’international sera également appréciée. Les équipementiers telecoms ont tendance à délocaliser leurs productions dans des pays émergents comme l’Inde ou la Chine. Du coup, les déplacements à l’étranger sont fréquents.

L’avenir du métier. La déferlante d’Internet laisse présager une convergence entre les télécommunications et le numérique. Les métiers des télécoms pourraient en être affectés, ils souffrent déjà d’une image désuète. La question se pose même au sein des écoles d’ingénieurs. «On ne peut plus parler d’ingénieurs télécoms comme on en parlait il y a 10 ans, constate Patrick Devriendt de l’ESME Sudria. On peut se demander si dans quelque temps il n’y aura pas que l’Internet».

Source : Libération

dimanche 3 août 2008

Rapport du Conseil de la concurrence sur les MVNO : encore faut-il que cela soit lu !

C'est dit et bien dit : les MVNO souffrent du manque de concurrence ! Le Conseil de la concurrence a rendu le 30 juillet son avis relatif "à la situation des opérateurs mobiles virtuels (MVNO) sur le marché français de la téléphonie mobile". Le rapport complet est à télécharger sur leur site directement. En voici les meilleurs extraits selon leur communiqué de presse :

- Le Conseil note qu'actuellement, moins de 5 % des souscripteurs d'une offre de téléphonie mobile sont clients de MVNO, alors que la part de marché des opérateurs sans réseau atteignait en 2006 près de 25 % en Allemagne, et 15 % au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La date d'entrée des opérateurs virtuels en France, plus tardive, ne peut à elle seule expliquer cette situation.

- des conditions contractuelles particulièrement contraignantes ont été accordées par Orange et SFR en 2004-2005, au moment de l'ouverture du marché de gros de l'hébergement sur leur réseau, Bouygues Télécom n'ayant, dans un premier temps, participé que très marginalement à l'accueil des MVNO

- Dans ce contexte, il est impératif de créer de nouvelles incitations concurrentielles pour améliorer les conditions dans lesquelles les MVNO peuvent être hébergés par leurs opérateurs hôtes.



Et c'est à ce moment que ressort la fameuse 4e licence 3G ! Voyez plutôt :

- Les incitations peuvent venir ... de l'attribution d'une quatrième licence : loin d'être défavorable aux MVNO, une telle option peut, au contraire, créer une dynamique positive, à condition là encore qu'elle s'accompagne d'un « déverrouillage » des conditions techniques, tarifaires et contractuelles faites aux opérateurs virtuels dans le sens déjà exposé ;

Autre point à retravailler : la durée des contrats, qui avec des clauses d'exclusivité de 10 ans, empêchent clairement les MVNO de renégocier leurs conditions d'hébergement par les historiques. L'article de la Tribune revient également sur l'ensemble ce rapport. C'est une initiative que je soutiens, en espérant que les professionnels su secteur qui seront sollicités pour la "consultation publique" de l'Arcep aient le temps d'y jeter un oeil... averti.

samedi 14 juin 2008

La "consultation publique" de l'Acerp : gardons profil bas...

Une "consultation publique"... c'est un lot de consolation pour Free, qui s'est fait jeté comme un maraud de l'appel d'offre pour la 4è licence 3G au mois d'octobre ? Une manière de fuir de justesse une fessée méritée voulue par Bruxelles, en vertu d'une évidente entrave à la concurrence, et donc à la baisse des prix pour les consommateurs ? C'est donc finalement le gouvernement qui a demandé à l'Arcep de lancer une "consultation publique" pour re-commencer un tour de négociation avec des nouvaux entrants pour qui l'accès à la 3G est aussi simple que le mot "survie en milieu hostile". Enfin. Les Echos nous détaillent des modalités qui ressemblent étrangemment à un 2nd tour qui ne dit pas son nom :

"Trois types de scénarios sont envisagés", explique l'Arcep : l'attribution "de l'ensemble des fréquences à un nouvel entrant selon des modalités comparables au troisième appel à candidatures", une attribution "en plusieurs lots, dont certains seraient réservés en priorité aux nouveaux entrants et d'autres ouverts aux nouveaux entrants et aux opérateurs existants", ou encore une "attribution en plusieurs lots ouverts à tout opérateur". "L'attribution de ces fréquences est un enjeu d'autant plus important qu'elle est associée pour un nouvel entrant à un accès aux fréquences de la bande 900 MHz, dans un contexte de pénurie durable de fréquences basses", indique l'autorité."

Est-ce à dire que les dossiers estampillés "nouveaux entrants" ont une chance d'éviter la case "poubelle" ? Il faut dire que face à la somme exigée (620 millions d'euros payable en une fois, à l'origine), le Conseil d'Etat avait déjà proposé un étalement du paiement, sans quoi à ce niveau de prix et de modalités de paiement, seuls les 3 opérateurs SFR, Orange et Bouygues pouvaient postuler... Merci pour eux. Réponse en tout cas sur les modalités de l'appel d'offres (lots/pas lots; paiement étalé; réservations de certains lots aux nouveaux entrants ou mixité des candidatures) le 30 septembre. En attendant, les historiques se taillent la part du lion. Pour les infos officielles et détaillées, c'est par ici. Et en parlant de lots, ce pourrait bien être un cadeau fait aux historiques, comme le note Que Choisir repris par ZDnet:

« Cette formule est dangereuse car elle permet aux opérateurs en place d'acheter encore de nouvelles fréquences et ainsi d'asseoir leur domination sur un marché déjà peu concurrentiel », estime Edouard Barreiro, chargé de mission NTIC à l'association.

Eh oui, et ce qui ne fait pas les affaires de Free, car vendre en lots, en télécoms comme en immobilier, c'est s'assurer une surenchère, et donc une prime au plus fort (Orange)... et ce ne sont pas les quelques lots qui pourraient être réservés pour les nouveaux entrants qui y changeraient quelque chose. Pour mémoire, la candidature de Free avait été plutôt bien reçue l'été dernier, comme le montre cette brève de BFMtv :





Ailleurs, on est presque ironique (sans le vouloir ?) :

"Les participants à la consultation sont invités à réaliser une analyse comparative des différents cas, en gardant à l'esprit les thèmes de l'intérêt général, de la stimulation de la concurrence et du bénéfice du consommateur.".

En tout cas, le lotissement pourrait bien également se retourner contre les "gros", Free inclus, car les acteurs télécoms alternatifs seraient alors en mesure de mettre la main sur un lot... Je pense notamment à Virgin, Numéricable ou encore Kertel qui auraient ainsi la possibilité de brouiller un peu plus le jeu, en tout cas, pour les "gros", il y a plus à perdre qu'à gagner (et c'est déjà une bonne nouvelle). La bataille continue, ne quittez pas !



samedi 9 février 2008

Match Orange-Canal : le résumé par Silicon

Pour ceux qui avaient loupé le début... du grand film/match de ce début d'année (FC Orange vs. Canal+ United), l'article de Silicon.fr résume bien la manière dont ont été attribués les droits du foot français pour les 4 prochaines saisons, avec notamment la fin du monopole exclusif de Canal+ sur les images de la Ligue 1, "grâce" à l'arrivée du chevalier Orange... :

"Mais c'était sans compter l'arrivée d'un nouvel entrant qui bouscule l'ordre établi : Orange. Et l'opérateur aurait joué la surenchère.

Du coup, la LFP obtient le jackpot. Finalement, Canal Plus emporte 9 lots sur 12 dont les lots Premium 1 et 2 (les dix plus belles affiches de la saison le dimanche soir et le grand match du dimanche soir). Orange obtient le convoité lot Premium 3 (le grand match du samedi soir). Problème, Orange n'a pas de chaîne de TV classique. La filiale de France Télécom diffuserait ces contenus sur ADSL, mobile et peut-être par satellite mais seulement pour ses abonnés ADSL privés de TV par Internet, selon son président Didier Lombard. Mais cela ne semble pas avoir ému la Ligue..."

Effectivement, ce fût une belle bataille... Mais il y a mieux. Car Orange n'aura probablement pas le champ libre, pour la simple et bonne raison que Vivendi, la maison-mère de Canal, possède aussi SFR, et un "prêt", ou en tout cas un contrat spécifique pour SFR devrait déplacer un peu plus la lutte des 3 grand opérateurs sur le terrain des contenus. Ce sont les "petits" qui doivent être contents (Neuf, Free...), complètement évincés de la compétition... Les oligopoles mènent la vie dure aux nouveaux entrants !

Rendez-vous cet été pour des infos sur les premières diffusions d'Orange !