jeudi 23 février 2012

France Télécom: bilan de l'arrivée de Free mobile

Boum !

"Faisant suite à de nombreux commentaires et informations contradictoires sur le marché du mobile en France, Orange tient à apporter quelques données factuelles sur l'impact de l'arrivée du 4ème opérateur.

Dans les premières 48 heures après le 10 janvier dernier, Orange a constaté un pic des demandes de RIO (relevé d'identité opérateur, permettant de demander la portabilité de son numéro mobile qui ne correspond pas à une résiliation effective) à plus de 150.000 en une journée. 'Ce chiffre a aujourd'hui été divisé par 10', souligne le groupe.

Au 15 février 2012, la base d'abonnés mobiles d'Orange a baissé de 201.000 abonnés, représentant environ 0,7% de son parc mobile qui comptait plus de 27 millions d'abonnés en France au 31 décembre 2011.

Ce chiffre se décompose en 1.038.000 résiliations mobiles vers la concurrence du 1er janvier au 15 février 2012 et 837.000 acquisitions de nouveaux clients sur la même période."

Source : http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/france-telecom-bilan-de-l-arrivee-de-free-mobile-80232

lundi 30 janvier 2012

Les FAI paieront pour la musique !

Voilà qui résume parfaitement la situation des télécoms dans notre pays ! Le financement d'un secteur à la traîne par les FAI, qui ne pourront pas investir ailleurs... assez pathétique !

A l'occasion du Midem de Cannes, le ministre de la Culture officialisera la signature d'un accord-cadre entre les différents acteurs de la filière musicale. Le document pose les jalons de la mise en place du Conseil national de la Musique et propose de faire contribuer les FAI sans pour autant accroître la pression fiscale sur eux.

Frédéric Mitterrand
Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand annoncera demain la mise en place d'un accord-cadre visant à mettre en place le Conseil national de la Musique (CNM). Cet organe aura le double objectif de soutenir la création musicale française mais également de fournir un ensemble de données chiffrées sur le secteur.

La mission de cette entité sera donc de permettre à l'ensemble des acteurs de la filière de se développer. En matière de numérique, le CNM tentera d'éviter que la tendance sur le marché ne soit à la concentration. En effet, la principale critique des professionnels s'attache au fait qu'une poignée d'acteurs (iTunes/Apple, Deezer/Orange) bénéficient d'une force de frappe qui laisse peu de places à d'autres structures moins solides.

Taxation des FAI mais pas de nouvelle taxe

Le CNM sera dans un premier temps chargé de centraliser l'ensemble des subventions actuellement accordées au secteur. Il sera ensuite en mesure de mieux les quantifier et de les rationaliser. De même, les fournisseurs d'accès à Internet seront également mis à contribution.

Toutefois, il ne s'agit pas de mettre sur pied une nouvelle taxe, nous précise-t-on. Aucune nouvelle pression fiscale ne sera imposée aux FAI mais suite au plafonnement des aides destinées au cinéma, une « dérivation » sera mise en place afin de soutenir la musique. Le CNM devrait ainsi percevoir grâce aux fournisseurs d'accès entre 70 et 95 millions d'euros par an si la mesure est décidée dans le cadre de la loi de Finances 2013.

L'accord-cadre précise également que le CNM regroupera l'ensemble des professionnels du secteur dans un centre d'études fonctionnant sur le modèle de l'actuel Centre national du Cinéma (CNC). Ainsi, la société civile tout comme les auteurs, compositeurs, producteurs, les sociétés de perception de droits, les plateformes notamment en ligne, les labels ou encore les disquaires feront partie du casting.

Autre corde à son arc, le CNM sera chargé d'apporter de données chiffrées sur toute la filière musicale. Il livrera des analyses fines, des expertises sur l'état du secteur. En définitive, ce « mini-Insee » de la musique fera office d'observatoire indépendant. Il sera ensuite à même d'éclairer les politiques publiques dans le domaine.

Le milieu politique sensible à la création du Conseil

Dans leurs programmes respectifs, UMP et PS soutiennent la mise en place du CNM. Lors d'un discours adressé à la Culture, Nicolas Sarkozy a rappelé son ambition d'adopter « dès février un COSIP musique », à savoir une taxe sur les fournisseurs d'accès pour financer le Conseil.

De même, lors de la convention UMP sur le thème de la Culture, le parti avait dans sa proposition 40 fait le choix de : « Faire contribuer les FAI au financement des industries de contenu autre que le cinéma, et dans un premier temps de la musique, sur le modèle du dispositif fiscal existant au bénéfice du COSIP (Compte de soutien à l'industrie de programmes). Cette nouvelle ressource sera gérée par le Centre National de la Musique (CNM) ».

De son côté, le candidat socialiste a simplement expliqué lors de la présentation de son programme qu'il « reprendra le chantier du CNM pour en faire un outil au service de la diversité culturelle ». Sur le volet purement numérique, le responsable du Pôle Medias du Parti a précisé cette idée en creusant l'idée de mettre en place une sorte de « guichet unique » chargé de négocier des droits d'auteurs avec les plates-formes de téléchargement.

dimanche 15 janvier 2012

Télécoms à bas prix : de Pierre Danon à Free Mobile, une histoire des casseurs de prix

L’arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie est le dernier épisode en date d’une longue histoire de cassage de prix, malgré le sentiment qu’ont les Français de payer plein pot. Soyons clairs : oui, l’oliglpole des « historiques » a toujours joué contre la baisse des prix.Orange, dont l’Etat est actionnaire, SFR, qui via Canal+ est associé au financement du cinéma français et donc soutenu politiquement, et Bouygues Telecom, dont il n’est plus besoin que le patron est un très proche de Nicolas Sarkozy). Mais oui également, des acteurs alternatifs ont su faire bouger les lignes. Deux exemples qui bornent l’histoire des télécoms de 2000 à 2010 : les cas de Pierre Danon, aux manettes de Numericable, et de Xavier Niel, stratège de Free.




Etape 1 : le triple play de Free à 30 euros/mois
Les nouvelles générations n’ont pas connu l’internet d’avant Free. Celui où il fallait payer cher ses connexions, parfois tarifées à l’heure ou à la minute. Pour rappel, en 2004, un internaute payait près de 77 euros de télécoms (31 en téléphonie fixe, 17 en internet et 29 pour le mobile), sans compter les suppléments liés à la TV le cas échéant. Free impose deux concepts : celui de box triple play et celui du forfait tout compris à 30 euros en reprenant à sa charge le fameux abonnement de 13 euros par mois de France Telecom.





Etape 2 : Puissance et accessibilité du câble
Il faut ensuite attendre de voir débarquer le câble, sous ses différentes marques (de Noos à Numericable) pour avoir une nouvelle chute de prix avec les offres sociales. Réservées aux marchés de l’habitat collectif et sous conditions de ressources, celles-ci permettent de réduire la fracture numérique. C’est ce que précisait Pierre Danon en 2010 : « Nous sommes assez sensibles à ce qu'on appelle la fracture numérique. Il faut faire attention à ce que l'extension du très haut débit, chose très importante pour les utilisateurs que ce soit des entreprises ou des particuliers, ne se fasse pas au détriment des zones moins denses. ». Ce marché des collectivités locales s’est avéré clé pour Numericable et Completel (la marque « PME » du groupe). A nouveau Pierre Danon pouvait préciser « Ce que je revendique, c'est un schéma directeur régional ou départemental avec des initiatives au niveau des agglomérations. »

Etape 3 : la fin de l’illimité à 30 euros suite à la hausse de la TVA
Suite de la bataille. Alors que Free a décroché le droit de se lancer dans le marché de la téléphonie mobile, les historiques s’organisent, à la fois pour parer le « trublion » qui leur a déjà taillé de sacrées croupières dans l’internet, mais aussi pour contrer la hausse de la TVA dans le secteur, qui leur « impose » (malgré des marges plus que grasses) de répercuter ce surcroit de taxe sur les consommateurs. C’est le début d’une période compliquée ou le prix des forfaits sont volontairement brouillés pour faire passer la pilule. L’offre se segmente, il est difficile de faire des comparaisons. Cela ne va pas durer. Autre mouvement intéressant sur la période : le soutien du gouvernement au développement d’une offre sociale. C’est à nouveau Pierre Danon qui y gagnera en visibilité avec une offre à 9,99 euros/mois. Rien n’est gagné pour autant, surtout que la situation du cablo-opérateur se dégrade.

Etape 4 : Les historiques se lancent dans le low-cost
Sentant le vent tourner et redoutant l’activisme de Free (qui promet de réduire de 1 000 euros par an la facture des ménages avec ses offres mobiles). L’été 2011 voit fleurir les nouvelles marques, Sosh pour Orange, B&You pour Bouygues Telecom... pas d’engagement, des tarifs rabotés, de l’illimités (hors data), un mouvement qui cherche à s’emparer ou à fidéliser des abonnés avant la tempête annoncée par l’arrivée de Free Mobile. Vous trouverez ici un comparatif intéressant.



Etape 5 : Arrivée de Free dans le mobile, fin de la récré ?
2012 commence en fanfare avec, enfin, l’arrivée de l’offre de Free qui à nouveau bouge toutes les lignes : fin de la notion d’engagement, fin des forfaits non illimités ou uniquement sur 3 numéros du même opérateur, bref, une offre claire, lisible, et très accessible. Un bémol, à confirmer cette année, les probables retards de mise en service ou de livraison, comme cela avait été le cas avec la Freebox v6. Mais globalement, les abonnés peuvent diviser par près de deux leurs forfaits de téléphonie (plus pour ceux qui sont déjà abonnés internet de Free). Avec un marché du quadruple play désormais à 4 acteurs, reste à savoir ce qu’il peut rester aux petits, comme Numericable. J’optais il y a peu pour un maintien de leurs investissements dans le câble, décrié mais seul actuellement à convaincre sur le très haut débit. Et abandonner les gadgets (télévision 3D, notamment).

Nous verrons dans les prochaines semaines comment réagiront les historiques. Mais les premières « nouvelles offres » ne rejoignent pas le prix plancher défini par Free, au mieux s’en approchent-elles pour donner l’illusion qu’un effort est fait. Il est donc intéressant de continuer à suivre l’actualité des personnes qui font bouger ces lignes.

mardi 6 décembre 2011

Quelle stratégie le câblo de Pierre Danon avec l’arrivée de Free Mobile ?

Que la bataille fut longue... l’acquisition de la 4e licence de téléphonie mobile par Free l’hiver dernier rebat les cartes d’un secteur qui a passé la dernière décennie à dormir tranquillement au coin du feu, après s’être tous (plus ou moins) mis d’accord sur le sacro saint forfait triple play à 30 euros, aujourd’hui mis à mal par la hausse de la TVA.



Les « gros » opérateurs, pour lesquels vous savez que je n’ai guère de tendresse, ont répliqué principalement sur le terrain du mobile, avec, en gros, la fin des engagements à perpétuité, le lancement d’offres low-cost (B&You, Sosh), ou de nouveaux services (Carré SFR). Moins visible mais tout aussi efficace, la sortie des offres quadriplay qu’eux seuls peuvent convenablement assurer.

Et les « petits », alors ? Il y a bien Alice, mais depuis son absorption (et quasi abandon) par Free, impossible de le tenir pour un acteur potentiel. Pourtant, iliad avait été tenté d’en jouer pour provoquer Numericable sur le terrain des offres triple play low-cost, avant de baisser pavillon sur une offre qui n’a pas trouvé son public. Pierre Danon précisait à ce sujet, qu’il s’agissait d‘une cible spécifique « ce ne sont pas des offres sociales mais des offres “low-costs” ciblées » , notamment ces personnes qui souhaitent avoir le très haut débit mais pas les chaînes du câblo. Orange avait également testé ce terrain des « BoP » (Bottom of the Pyramide) en vain.



Resterait donc Numericable, dont la stratégie basée sur la puissance technologique (qu’on l’aime ou pas, le câble bat à plate couture la fibre optique en termes d’usages) et la mise en avant de contenus TV (dont HD et 3D dans une moindre mesure). Une position qui joue la carte du vide laissé par les opérateurs historiques manifestement plus intéressés par la lutte sur le mobile et le 4P que sur la vitesse des connexions. Avec, ici et là, des tentations dans le mobile (buzz du printemps sur la « révolution du mobile »). Mais je serai Pierre Danon, je miserai tout de même la carte du câble, s’il peut paraître plus « daté » que la fibre, la stratégie de déploiement est plus fine. Et, pour l’instant, tient la dragée haute à la fibre.

dimanche 20 novembre 2011

Classement des FAI à Paris et en Province

Régulièrement, 01Net nous relaie le classement des FAI établi par IP-Label, les données de test sont massives et vous permettent de mieux choisir votre fournisseur !

La tendance globale observée sur les solutions triple play évaluées dans le cadre de notre comparatif est à la baisse. Quelques appels téléphoniques ayant échoué et des changements de chaîne n’ayant pas abouti à la réception du flux vidéo attendu expliquent en grande partie ce constat. L’accès à Internet conserve des performances assez stables. Bouygues Telecom a vu ses indices fortement impactés par un incident de longue durée, constaté au même instant sur deux abonnements.

samedi 29 octobre 2011

Quid de la sécurité des télécoms en entreprise ?

Il existe deux grands types de fraude liés aux télécoms, l'un consiste à pirater les lignes téléphoniques de l'entreprise à l'international, l'autre à pirater le système d'information en pénétrant par les systèmes télécoms. Les exemples sont éloquents et coûteux.



Les entreprises se font pirater leurs lignes à l'international à destination de pays d'Afrique, d'Asie ou des Balkans. Dans un cas, c'est l'Afghanistan. Alerté l'opérateur de l'entreprise coupe les appels vers ce pays, trois jours après elle est piratée vers le Timor ! (facture : 32 000 euros !). L'entreprise est pénalisée, gravement, et son opérateur reste impuissant. Avec le Minitel, on pouvait couper, là on ne peut pas interdire l'international. Quant à la facture ... un cas relevé par la Ficome se monte à 600 000 euros.

Plus inquiétant encore, les télécoms servent aux pirates à s'introduire dans le système d'information de l'entreprise. « On constate une méconnaissance des risques liés aux systèmes télécoms » note Guy Têtu, délégué général de la Ficome, « l'informatique s'est développée avec ses règles de sécurité, mais personne n'a vu que les autocoms sont devenus de véritables ordinateurs avec des disques durs. Ce sont des passerelles vers le système d'information. On se retrouve maintenant avec des entreprises qui, soit ignorent les politiques de sécurité, soit observent une politique qui s'arrête aux systèmes information et ne concerne pas les télécoms ».

Silvano Trotta reçu à sa demande

Que faire ? Le président de la Ficome, Silvano Trotta, a été reçu, à sa demande, par la Befti, la Brigade d'enquête sur les fraudes aux technologies de l'information, une unité spécialisée de la Préfecture de Police de Paris, pour évoquer un partenariat en échangeant sur cette situation préoccupante afin de résoudre cette problématique.

La Ficome va centraliser les demandes faites aux constructeurs de matériels pour renforcer la sécurité de ces derniers, ainsi qu'aux opérateurs pour augmenter le niveau d'alerte tout en continuant d'organiser les séminaires de sécurité avec le concours de la Befti de la Préfecture de Police qui est prête à intervenir afin d'apporter ses témoignages, ses expériences et ses conseils.

« Sur Internet existe tout ce qui est nécessaire pour pirater une entreprise », souligne Guy Têtu. Un vide juridique qui répond au vide des politiques de sécurité pour les télécoms. La Ficome conseille ainsi de vérifier si toutes les fonctionnalités sont bien utiles aux utilisateurs (messagerie vocale, renvois d'appel, accès à l'international, etc.), si ces mêmes utilisateurs observent les règles de sécurité de leurs terminaux télécoms (identifiants et mots de passe), si l'entreprise procède à des audits réguliers pour ses télécoms et s'est assurée pour ce type de fraude.

mercredi 12 octobre 2011

Nouveau classement des FAI pour octobre

Voici le dernier classement en date des FAI et de leurs différents services : connexion web, qualité de la ligne téléphonique, SAV, et bugs rencontrés, dont vous retrouverez les détails sur 01Net.

La tendance générale observée sur les offres triple play évaluées est à la hausse. L’accès à Internet a, certes, été touché par des pertes de paquets assez importantes et des ratés trop nombreux lors des tentatives de récupération des messages électroniques, mais les services de VoIP et de télévision ont progressé, enregistrant moins d’échecs et proposant un excellent niveau de qualité.
Les incidents restent toutefois beaucoup plus fréquents que sur les services analogiques classiques.